Jon Rahm se dirige vers un départ de LIV Golf après avoir refusé les conditions proposées pour LIV 2.0, selon les déclarations de son avocat rapportées par BBC Sport le 7 octobre. Les représentants du joueur et ceux du circuit discutent d’un accord de séparation. Les négociations visent un accord avant une audience du 5 novembre, sans signature annoncée à ce stade.
Le circuit traverse une procédure de protection contre ses créanciers aux États-Unis, ouverte en septembre après le retrait du financement saoudien. Une possibilité de financement de 300 millions de dollars a été obtenue auprès de BC Partners Credit pour tenter de préparer la saison 2027. Ce financement reste lié à la construction du projet : la capacité de réunir les joueurs compte autant que l’enveloppe annoncée.
Le joueur derrière la promesse de financement
L’avocat de Rahm, John Beck, a expliqué à l’audience que le joueur avait examiné indépendamment les conditions de LIV 2.0 et les jugeait inacceptables pour lui. Ce refus illustre un rapport de force précis. Le projet de relance a besoin de noms capables d’attirer spectateurs et partenaires ; ces mêmes joueurs doivent décider si les nouvelles obligations leur conviennent.
Le compte rendu de l’audience place Rahm en tête des trente plus importantes créances non garanties, avec 7,5 millions de dollars. Une créance non garantie n’est pas un paiement déjà récupéré. Elle désigne ici une somme réclamée dans la procédure, dont le traitement dépendra de la restructuration. Confondre ce montant avec de nouvelles recettes masquerait l’enjeu pour le joueur.
Une séparation doit produire des effets juridiques
L’audience a également mis en lumière la distinction entre rejet et terminaison d’un contrat. Des représentants de joueurs demandent si leur situation leur permet effectivement de négocier avec d’autres circuits et avec des sponsors. Un arrangement particulier concerne Sergio Garcia ; les autres joueurs doivent encore clarifier leurs propres possibilités de sortie.
La reprise d’un calendrier ne suffit donc pas à rétablir un circuit. Il faut financer son fonctionnement, sécuriser les engagements et donner aux joueurs une situation juridique claire. Les prochaines audiences et les signatures effectives permettront de savoir si LIV 2.0 rassemble un plateau compétitif. Pour Rahm, le fait nouveau est le refus des conditions et la préparation d’une séparation, avant sa finalisation.



