Coco Gauff a été éliminée au quatrième tour du China Open, le 7 octobre, par Elise Mertens, victorieuse 6-3, 6-3. La joueuse américaine a aussi décrit des journées éprouvantes après des commentaires et messages privés racistes. Dans les déclarations recueillies par BBC Sport, elle évoque le poids de ces messages dans son quotidien.
L’épisode à l’origine de la polémique remonte à son tour précédent contre Sun Xinran. À la fin du premier set, Gauff avait interrompu le jeu en signalant une lumière qui clignotait sur un panneau autour du court. Après une vérification vidéo, le point avait été rejoué. Gauff l’avait remporté, puis avait gagné la rencontre. Les joueuses peuvent demander cette vérification : il s’agissait d’une procédure de jeu, pas d’une décision prise seule par l’Américaine.
Un incident de jeu devenu une cible en ligne
Gauff a ensuite expliqué les faits dans une déclaration avant de dénoncer les attaques racistes. Au lendemain de cet épisode, la discussion sportive s’est déplacée vers son identité. Une contestation d’arbitrage peut être examinée au regard des règles ; elle ne donne aucune justification aux insultes racistes adressées à une joueuse.
Contre Mertens, Gauff a commis 34 fautes directes et huit doubles fautes. Elle a évoqué un manque d’énergie et une incapacité à maintenir son niveau pendant toute la rencontre. Ces éléments décrivent la défaite sans établir une causalité unique. Le harcèlement fait partie du contexte qu’elle a elle-même exposé ; le score demeure celui d’un match remporté par Mertens.
Une protection qui engage aussi les instances
Une porte-parole de la WTA s’est dite consternée et a indiqué que l’organisation était en contact avec Gauff pour lui apporter son soutien. Dans une déclaration à l’AFP, l’instance dit demander une action contre les contenus abusifs. Le soutien à une athlète et le traitement des messages sont deux aspects complémentaires de la réponse, dont les suites concrètes restent à suivre.
L’exposition permanente des sportives transforme une décision d’arbitrage en événement qui se prolonge hors du court. Pour les instances, protéger les joueuses suppose de traiter ce prolongement autant que les conditions du match. Ici, les actions annoncées par la WTA devront être appréciées à leurs effets, sans faire de la seule capacité de Gauff à couper son téléphone une réponse suffisante.



